Un superbe album de F. Brun

Les James Bond Girls

Les James Bond Girls

                                                                                 En vente dans la boutique !

Extrait

Extrait de l'introduction de Frédéric Brun

Montrez-moi un héros, et je vous écrirai une tragédie. Francis Scott Fitzgerald, Notebook E (1945).

Le monde ne lui suffit pas. Il entend régner sur tous les coeurs. Étendre son charme et sa séduction par-delà les continents. Sa stature et son assurance, terrifiantes et rassurantes à la fois - sa force se faisant tantôt destructrice, tantôt protectrice -, lui assurent toutes les conquêtes. Autour de lui, comme les lames d'un éventail, se déploie le plus ravissant des aréopages. Son nom est aussi connu que son matricule.

Dans une salle de cinéma, ébahis devant les prouesses de l'agent 007 dans Skyfall, les petits-enfants de celles et de ceux qui se trouvaient le 5 octobre 1962 au Pavillon Théâtre de Leicester Square, au coeur de Londres, pour assister à la première de James Bond 007 contre Dr. No, ont dû communier avec la même fascination.

Parmi les émotions, un émoi. Une silhouette. Une femme. Elle sort de l'eau. Dans ce film inaugural, la Vénus moderne naît avec pour attributs un poignard, un masque de plongée et des coquillages. Ses cheveux mouillés lui tombent sur les épaules. Elle n'est vêtue que d'un bikini blanc, arme de séduction massive. Le monde découvre James Bond et, simultanément, la première des James Bond Girls. Rien ne sera désormais comme avant.

En cinquante ans, James Bond est devenu l'un des héros les plus connus de la culture populaire. Partout, dans toutes les langues et dans toutes les cultures, sa silhouette longiligne, son impeccable smoking, son humour, son cynisme, sa force et son ingéniosité, son pistolet automatique et ses gadgets sophistiqués sont appréciés, sans distinction de classe sociale. Une notoriété qui assure au label 007 sa reconnaissance mondiale, transforme tout ce qu'il estampille en or, plus sûrement que le baiser de Midas ou la mégalomanie de Goldfinger.

Certaines études affirment que, depuis 1962, plus de trois milliards de personnes (en audience cumulée) auraient vu un film de James Bond, et que ce nom serait prononcé sur une chaîne de radio, quelque part dans le monde, toutes les six minutes. Ses seuls concurrents en la matière semblent être McDonald's® ou Coca-Cola®, Michael Jackson ou Frank Sinatra. Pourtant, James Bond n'appartient pas à la pop culture américaine triomphante des années 1960 aux années 1980. Ce n'est pas une entreprise industrielle ni une star de la scène.

Nul ne l'a jamais vraiment vu. Nombreux sont persuadés qu'entre deux missions, il se détend agréablement dans l'une de ces destinations inaccessibles et paradisiaques qu'il affectionne tant.

Toutefois, force est de constater que James Bond est une fiction, un personnage de roman. Mais n'est-il pour autant qu'une idée, qu'une mode ou qu'un fantasme ? Voilà qui serait trop réducteur. James Bond, conçu par son auteur, lan Fleming, comme un personnage stéréotypé, a proprement été élevé en un demi-siècle au rang d'archétype.

A bien des égards, comme nombre d'écrivains, lan Fleming puise dans les épisodes de sa propre vie pour composer un personnage romanesque, faisant de ce héros de fiction un prolongement de sa propre personnalité, jusque dans d'infimes détails ou habitudes, comme ces harengs préparés à la Bismarck, dégustés dans un petit restaurant de Londres, proche de son appartement de Belgravia, avec du pain de seigle et du beurre. Dès le premier récit, James Bond est la projection des désirs, des aspirations de son auteur. Par son mode de vie, son comportement, ses choix, il ne sera rien d'autre que la manifestation de ce qui apparaît, aux yeux de lan Fleming, comme une vie idéale et excitante. Une vie qu'il a lui-même en partie connue et menée, et qu'il entend bien désormais poursuivre à travers l'écriture.

Au début des années 1950, l'ancien agent des services spéciaux britanniques se retrouve retranché une partie de l'année dans sa maison en Jamaïque. Une simple mais belle villa au bord de la mer. S'il y jouit avec allégresse de tous les plaisirs balnéaires qu'offre l'hiver aux Caraïbes, notamment la plongée sous-marine, l'homme s'ennuie. Il manque d'activité et craint de devoir distraire son oisiveté par le jeu et la boisson. L'écriture est un bien meilleur remède. Très indépendant de nature, lan Fleming avouera même sans vergogne que les heures passées dans son bureau' à écrire auront été un bon prétexte pour ne pas partager toutes ses journées avec sa femme, Anne.

Au lieu de ne confier ses souvenirs palpitants qu'à quelques amis ou à un journal intime, lan Fleming préfère inventer un personnage de fiction. Ce sera James Bond. Un nom simple. Celui d'un célèbre ornithologue, auteur d'un traité sur les oiseaux exotiques, Birds of the West Indies, l'un des livres favoris de Fleming. Ce nom claque comme un coup de fouet, se signe comme une marque et ne prétend à "aucun sous-entendu ordinaire du genre romantique" selon les termes de son créateur.

 

Présentation de l'éditeur

Tout le monde connait le penchant du plus célèbre agent secret de la planète pour les femmes suaves, sophistiquées et sensuelles. Sans elles, l'agent 007 ne saurait être James Bond. Cette anthologie des James Bond girls célèbre le 50e anniversaire de la sorties sur les écrans de cinéma du premier opus de la série, James Bond 007 contre Dr No., au moment de la sortie du prochain "James Bond" (Skyfall, sortie mondiale en Novembre 2012). S'appuyant sur une sélection d'images pour beaucoup inédites ou méconnues (poster rares, photographies de tournage..), l'ouvrage décline en 5 chapitres les différentes facettes de la James Bond Girl à travers ses incarnations : les amoureuses, les espionnes, les sacrifiées, les méchantes, les alter-ego. Extrêmement documenté, cet ouvrage analyse l'évolution du rôle de cet figure féminine interpêtée par les plus grandes actrices depuis 50 ans. Un livre incontournable pour les inconditionnels de James Bond et pour les amateurs de cinéma.

 

Biographie de l'auteur


Attaché parlementaire, Frédéric Brun est avant-tout un passionné de cinéma et un fan inconditionnel de James Bond. Il a collaboré à de nombreuses publications dans la presse masculine et a publié plusieurs ouvrages dont Steve McQueen, une passion pour la vitesse et Frank Sinatra, une vie en images.
 
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