L'homme

L'homme

James Bond par Ian FlemingCe dessin a été réalisé par un artiste suite à la demande de l'écrivain qui voulait visualiser son personnage.

007 semble être né en 1921, dans un lieu non précisé (d'où l'impossibilité de consulter son état-civil) d'un Ecossais, Andrew Bond originaire de Glencoe dans les Highlands ; et d'une Suissesse, Monique Delacroix, originaire du canton de Vaud. Selon l'héraldiste Griffon Or, du Collège of Arms, la famille paternelle remonterait à Norman Le Bond en 1180. Personnage doté d'une devise superbe et digne de son dernier descendant : "Le Monde ne suffit pas". Elle corrige un peu la vulgarité plébéienne du patronyme qui signifierait : fermier, paysan, manant.
Andrew Bond représentait la firme d'armement Vickers sur le continent. Où ? En Allemagne ; et plus probablement en Suisse, pays où James a pu acquérir ses connaissances très sûre de l'allemand et du français.
En 1932, à la suite du décès de ses parents dans un accident de montagne au-dessus de Chamonix, James regagne l'Angleterre où il est hébergé à Pett Bottom dans le Kent par la soeur de son père miss Charmian Bond.

Profil

Profil

Taille : 1m83
Poids : 76 kg
Yeux : bleus
Cheveux : noirs
Cicatrice sur la joue droite
Sujet britannique
Passeport diplomatique : N° 0094567

Les études

En 1933, James Bond entre à Eton où son père l'avait inscrit dés sa naissance. Il en est malheureusement renvoyé au bout de deux semestres sous prétexte que la femme de chambre chargée de s'occuper de ces jeunes pensionnaires avait eu avec lui certains petits ennuis.
Admis à Fettes, collège où son père l'avait précédé, il se fait surtout remarquer pour une aptitude à tous les sports, en particulier la boxe (poids léger).

Un espion aux goûts raffinés

Le bleu foncé est sa couleur préférée. Les costumes sont non croisés, portés avec chemise blanche et mince cravate tricotée de soie noire. Il lui arrive parfois de revêtir un costume en pied-de-poule blanc et noir. Le soir, pour aller jouer au casino, il porte un smoking.
James Bond lit le Times et le Daily Gleaner lorsqu'il séjourne à la Jamaique.
Le petit déjeuner est son repas préféré. Ses connaissances culinaires sont inattendues chez un Anglais. Il adore le caviar mêlé à du jaune d'oeuf, les sôles meunières, les crabes noirs, le gratin de queues de langoustes, les quenelles de brochet et la viande tendre qui se coupe à la fourchette. Pour son "quatre heures", il commande souvent du foie gras.
Très méticuleux sur le choix des vins, par lesquels il remplace avantageusement le thé, il apprécie plus particulièrement le Rothschild 47 et le Piesporter Goldtropfchen 53. Grand amateur de champagne, Bond est sensible au Taittinger, au Bollinger et au Dom Perignon. Entre les repas, il se désaltère avec du Bourbon ou une Vodka Martini, médium dry, au shaker, non à la cuillère et avec un zest de citron. En Floride, il préfère déguster un double Old Grandal sec.

Les vices

007 fume plus souvent qu'il ne boit : cinq cigarettes à l'heure. Depuis l'adolescence, il est fidèle aux Morland Spécials fabriquées avec un tabac macédonien et vendues dans des paquets à trois cercles dorés.
Dans les moments de fatigue, il se dope à la benzédrine, absorbée dans une coupe de champagne, ou encore de l'orthotédrine.
Enfin, les femmes, une par mission comme une récompense du travail bien fait. Femmes de moralité variables mais de plastique irréprochable : exigence esthétique bien naturelle de la part de ce fin gourmet. La plupart ont été prises à l'adversaire tel un butin de guerre.

007 et le Daily...

007 et le Daily Express

 

A la fin des années 50, Le Daily Express a acheté les droits de certains romans de Ian Fleming pour réaliser des bandes dessinées. Réécrites par un scénariste, elles étaient dessinées par John McLusky.
Les comics étaient publiées seulement en semaine et ont fonctionné pendant 139 jours. Dessiné environ trois ans avant le film Dr No, la similitude du James Bond de McLusky et de Sean Connery est troublante.
La première bande dessinée fut Casino Royale, suivi de Vivre et laisser mourir, Les Diamants sont éternels, Bons baisers de Russie, Dr No, Goldfinger, Risico, Dangereusement Vôtre, Rien que pour vos yeux et On ne vit que deux fois adaptés des romans par Henry Gammidge.

 

James Bond et la mode

James Bond et la mode

 

 

L'influence des films de 007 sur la mode masculine n'a pas suscité autant de commentaires que celle sur les voitures. Or, elle est bien réelle, depuis trois décennies, on ne se réfère qu'à James Bond pour s'habiller dans les grandes occasions. Au fil des ans, James Bond est resté fidèle aux chemises de soirée à col souple sans plastron ; la plupart étaient plissées sur le devant et se fermaient avec des boutons de nacre même si de temps à autre, il a opté pour les rayures satin ou le voile bleu pâle. George Lazenby et Roger Moore se sont laissé tenter par le plastron volanté en 1969 et en 1973, mais le retour du col cassé ces derniers temps n'a pas reçu les faveurs de Bond.

Sean Connery

Roger Moore

Timothy Dalton

Pierce Brosnan

Les métamorphoses du simple nœud papillon noir illustrent à quel point les changements incessants de la mode peuvent malmener un accessoire réputé indémodable. Si la largeur a peu varié, sa hauteur n'a cessé de croître et de décroître. On est passé du mince Slim Jim des débuts porté par Sean Connery, à l'immense nœud de velours de Roger Moore en 1974, pour revenir à un modèle discret en 1987 avec Timothy Dalton, et retrouver enfin un nœud plus haut dans Goldeneye.


Sean Connery


Roger Moore


Timothy Dalton


Pierce Brosnan

Excepté quelques brèves apparitions de costumes croisés dans Vivre et laisser mourir et L'Homme au pistolet d'or, Bond porte toujours le modèle deux-pièces, sauf quand il veut vraiment impressionner son entourage. Dans ce cas, enfiler un gilet lui permet de se donner encore plus d'autorité. Dans les années soixante, le costume trois-pièces était déjà en passe de devenir le symbole d'une société conservatrice et, plus cher à fabriquer et à commercialiser, il disparaissait peu à peu des rayonnages des boutiques de prêt-à-porter. Par conséquent, les hommes qui le portaient montraient à la fois leur adhésion aux valeurs morales de l'avant-guerre et une situation financière leur permettant de s'offrir les services d'un tailleur à façon. Il n'est donc pas étonnant qu'à ses débuts James Bond ait de temps en temps porté un costume trois-pièces, envers et contre la mode dominante, afin d'affirmer son statut social et son aisance financière. Cette tenue n'a jamais quitté sa panoplie vestimentaire depuis lors.